3ème Rencontres parlementaires à PARIS:"Santé Environnement " & "Téléphonie et Santé" intervention de Janine Le Calvez (Présidente de PRIARTEM, tel:01 42 47 81 54)
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 07 DECEMBRE 05: Santé-Environnement sur les champs électromagnétiques: A quand l'application du principe de précaution?
La contreverse scientifique entourant le développement de la téléphonie mobile, longtemps muselée en France par un quartette de "scientifiques", militant pour la cause de l'absence de risque, doit désormais pouvoir s'exprimer publiquement et se traduire dans des actes politiques.
A l'occasion des 3èmes journées parlementaires Santé-Environnement consacrées aux champs électro-magnétiques, Agir pour l'Environnement et Priartém espèrent que les parlementaires sauront prendre leur responsabilité à l'égard d'une technologie dont les conséquences sanitaires sont de plus en plus visibles. Les associations espèrent que les parlementaires exprimeront explicitement leur soutien à l'égard de la proposition de loi relative à l'encadrement du développement de la téléphonie mobile déposée en juillet dernier.
Il y a en effet urgence à agir. Après les deux cas de cancers du cerveau chez de jeunes enfants scolarisés dans un groupe scolaire exposé aux rayonnements d'une antenne, à Ruitz, dans le pas de Calais, révélés par la presse la semaine dernière, les associations viennent de nouveau d'être alertées sur un nouveau cas de tumeur cérébrale chez une petite fille de 4 ans qui réside dans un appartement situé directement sous une antenne et qui fréquente une école exposée à cette même antenne, à Tulle, en Corrèze. Agir sur l'Environnement et Priartem appellent toutes les autorités locales et nationales à faire pression sur l'opérateur pour que le site soit immédiatement désactivé avant d'être démonté et à diligenter, sur ce site également, une enquête sanitaire. Va-t-il falloir que de tels drames d'enfants se multiplient pour que l'on sorte de la posture officielle du déni, à priori. Si personne ne peut affirmer aujourd'hui que ces antennes sont la cause de ces pathologie qui se répètent, personne ne peut à priori, affirmer le contraire. L'hypothèse d'une présomption de causalité se renforce avec la multiplication des cas et l'argument du hasard, avancé par l'INVS pour expliquer la concentration des cas de cancers du tronc cérébral chez les enfants fréquentant un groupe scolaire surmonté d'antennes-relais à Saint-Cyr l'Ecole se fait de moins en moins recevable.
Face à ces cas, une poignée d'"experts", sourds aux signaux qui leur sont donnés privilégie
encore et toujours l'attentisme à l'application du principe de précaution. L'incertitude scientifique ne peut dans ce domaine, servir de caution à l'inaction. A fortiori lorsque le développement de l'UMTS (technologie pour laquelle, Agir pour l'environnement demande un moratoire) risque encore de venir agraver les effets.
En dehors de l'incertitude savamment orchestrée par les "experts scientifiques" de l'AFSSE, actuellement soumis à une double enquête administrative de l'IGAS/ IGE, Agir pour l'environnement et Priartem réclament l'interdiction immédiate de la vente des portables aux enfants âgés de moins de 14 ans. Les associations réclament également le lancement d'une grande campagne de sensibilisation à destination des usagers du portable afin d'en limiter les recours aux cas les plus exceptionnels. Elles réclament encore l'interdiction de toutes les campagnes lancées par les opérateurs visant à accroître encore et toujours le temps d'utilisation du portable, alors même que cet usage, dans de mauvaise condition de réception ou pendant de longue période, a ou aura un impact indéniable sur la santé humaine.
Stéphane KERCKHOVE.